Samedi 2 avril

l’Ocelle Mare

" ... les choses qui semblent posséder une identité individuelle ne sont que des îles, projections d’un continent sous-marin et n’ont pas de contours réels." ( Charles Fort, le livre des damnés)
Ceci pourra peut être éclairer l’approche des fragments de cet "Engourdissement", dont la matière principale a été prise en trois jours et trois nuits de l’hiver 2009. Les pieds heurtent l’argile humide, le plancher de bois, le fond d’une barque ou écrasent les végétaux morts. Le banjo se réverbère sur la surface d’une eau stagnante ou se gonfle dans une cabane close. Les lames d’un harmonica démonté sont percutées, soufflées ou aspirées.

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Marteau Rouge

À la guitare, Jean-François Pauvros fore l’espace sonore à coup de déflagrations abyssales. Sur ses machines électroniques Jean-Marc Foussat se démène comme un diable, appuyant ses bidouillages bruitistes de glapissements et autres borborygmes, tandis que le batteur Makoto Sato s’acharne sur ses toms avec un entrain réjouissant.
Complètement improvisée, la musique de Marteau Rouge investit l’instant, le façonne en profondeur dans une tension partagée.
Hugues Le Tanneur (Aden)

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photos Luana Poncet | conception Bérénice Palier